Camping-car en Islande : la liberté sur la Route 1, pas sur toutes les pistes

Camping-car en Islande : la liberté sur la Route 1, pas sur toutes les pistes

Pour voyager en camping-car en Islande, un véhicule deux roues motrices suffit généralement sur la Route 1 et les grands itinéraires touristiques, lorsque les conditions le permettent. Le bon choix dépend surtout de votre saison, de votre besoin de confort et des routes envisagées. Avant de réserver, comparez le coût total, les restrictions du contrat et les campings ouverts : ce sont eux qui déterminent la liberté réelle de votre voyage.

Choisir le véhicule selon les routes et la vie à bord

Un grand camping-car offre de l’espace, mais demande davantage d’attention dans le vent et sur les accès étroits. Un van compact facilite les déplacements, au prix d’un confort plus limité les jours de pluie. Ne choisissez donc pas uniquement à partir du nombre de couchages : vérifiez aussi les places homologuées, les rangements et la possibilité de cuisiner à l’intérieur.

Camping-car en Islande sur une route panoramique entre montagnes volcaniques et glacier
Camping-car en Islande sur une route panoramique entre montagnes volcaniques et glacier
VéhiculeProfil adaptéPoint à vérifier
Van compactCouple privilégiant la maniabilitéHauteur intérieure, chauffage et espace pour les bagages
Fourgon aménagéVoyageurs cherchant un compromis entre confort et encombrementToilettes, autonomie en eau et dimensions
Camping-car familialFamille souhaitant des couchages et un espace de vie séparésPrise au vent, stationnement et routes autorisées
Van 4x4Voyageurs visant des pistes expressément autoriséesRestrictions du loueur et exclusions liées aux gués
Voiture et hébergementsVoyageurs préférant une chambre et moins de logistique quotidienneDisponibilité des logements et souplesse des réservations

Le 4x4 n’est utile que si votre parcours le justifie

Les routes F sont réservées aux véhicules 4x4 adaptés et leur ouverture dépend des conditions saisonnières. Un van 4x4 n’a pas automatiquement accès à toutes les pistes. Le contrat peut interdire certaines routes ou les franchissements de rivière. Pour découvrir Landmannalaugar sans engager votre véhicule de location, une excursion dédiée peut être plus pertinente.

Sur une route non goudronnée, dite gravel, la question est différente : vérifiez l’autorisation du loueur, l’état de la chaussée et les possibilités de croisement. Une route sans classement F n’est pas nécessairement agréable avec un grand camping-car.

Comparer les prix sur le séjour entier, pas sur le tarif d’appel

Des offres affichent des prix à partir de 6 900 ISK par jour, soit environ 51 EUR, ou de 10 800 ISK, soit environ 79 EUR. D’autres affichent 15 000 ISK, environ 110 EUR, et 15 500 ISK, environ 114 EUR ; une offre atteint 68 000 ISK, environ 499 EUR. Ces montants ne correspondent pas nécessairement aux mêmes dates, catégories ou prestations. Les équivalents en euros restent indicatifs.

Seul un devis pour vos dates permet une comparaison utile. Demandez le total pour tous les voyageurs, avec les options nécessaires, puis ajoutez les dépenses sur place.

  • Location : durée facturée, kilométrage inclus, conducteur supplémentaire et frais de restitution.
  • Protection : assurance, franchise restante et exclusions.
  • Équipements : literie, vaisselle, siège enfant, chauffage et gaz.
  • Vie quotidienne : carburant, alimentation, campings, douches et branchements électriques.
  • Visites : stationnements payants, excursions et activités.

Pour le carburant, multipliez la distance prévue par la consommation annoncée du véhicule, puis par le prix local au litre. Ajoutez les détours vers les campings et les sites. Comparez ensuite ce total avec une voiture et des hébergements : le camping-car n’est pas automatiquement l’option la moins chère.

Assurance, franchise et dépôt : trois choses différentes

Campervan Iceland annonce notamment une assurance CDW incluse et un kilométrage illimité dans certaines offres. Cela ne signifie pas que tous les dommages sont couverts. Demandez les conditions concernant le gravier, les vitrages, les pneus, le soubassement, le sable et les cendres. La franchise désigne la part pouvant rester à votre charge ; le dépôt correspond à la garantie demandée selon le contrat. Vérifiez son montant et la carte bancaire acceptée.

Caler la saison et l’itinéraire avant de réserver

De juin à août, les conditions sont généralement plus favorables pour parcourir les routes principales, sans garantie de beau temps. Mai, juin et septembre peuvent offrir davantage de tranquillité selon les régions. En dehors de l’été, vérifiez plus attentivement l’ouverture des campings, le chauffage et les possibilités de ravitaillement.

Localiser Landmannalaugar et préparer l’accès

La période de septembre à mars est propice à l’observation des aurores boréales grâce aux nuits sombres, mais leur apparition reste incertaine. L’hiver impose davantage de contraintes de conduite et de courtes journées : ne transposez pas un itinéraire estival à cette saison.

Sept jours, dix jours ou deux semaines : choisir une échelle réaliste

  • En 7 jours : privilégiez le Cercle d’Or et la côte sud, avec ses cascades, glaciers et plages noires. Un parcours sud peut occuper 6 à 7 jours.
  • En 10 jours : le tour par la Route 1 devient envisageable dans de bonnes conditions, avec des choix dans les détours et les activités.
  • En 2 semaines : prévoyez un tour plus posé, éventuellement complété par Snæfellsnes, qui mérite 2 à 3 jours.

La Ring Road mesure plus de 1 330 km, avant les accès aux sites. Pour une découverte régionale, le nord peut occuper 5 à 6 jours autour de Mývatn et du Cercle de Diamant, avec une sortie d’observation des baleines selon vos envies. Gardez une marge pour la météo plutôt que de remplir chaque journée.

Organiser les nuits et les réserves sans perdre sa souplesse

En véhicule aménagé, prévoyez de dormir dans des campings autorisés. Ne confondez pas un emplacement où stationner pendant une visite avec une autorisation d’y passer la nuit. Hors camping, ne vous installez pas sans avoir vérifié les règles applicables et obtenu les autorisations nécessaires.

Le prix d’une nuit dépend du camping, des voyageurs et des services. Vérifiez si les douches, l’électricité et certaines taxes sont comprises. Repérez aussi les points de remplissage d’eau et de vidange ; les eaux usées et les toilettes doivent être vidées uniquement dans les installations prévues.

Pensez à votre autonomie comme à une marée : eau propre, batterie et nourriture descendent pendant que les eaux usées montent. Avant une étape éloignée, identifiez quel réservoir ou quelle réserve atteindra sa limite en premier. Cette méthode évite un détour imposé en fin de journée et aide à choisir un camping pour ses services, pas seulement pour son panorama.

La Camping Card doit correspondre à votre parcours

Campervan Iceland présente une Camping Card donnant accès à plus de 46 campings. Un retour de forum évoque une rentabilité possible à partir de 6 nuits, pour jusqu’à 2 adultes et 4 enfants de moins de 16 ans. Ce n’est pas un seuil universel : contrôlez les conditions actuelles, les établissements participants, leurs dates d’ouverture et les suppléments avant l’achat.

Valider le contrat et préparer la prise en charge

Comparez les agences de Keflavík et de Reykjavík en intégrant le transfert depuis l’aéroport et les horaires de retrait. Campervan Iceland annonce une navette depuis Keflavík et une assistance 24h/24 et 7j/7 : faites confirmer leur fonctionnement pour votre réservation.

Préparez un permis valide et une pièce d’identité répondant aux règles d’entrée applicables à votre nationalité. Vérifiez auprès du loueur l’âge minimum, l’ancienneté du permis, l’éventuelle nécessité d’une traduction et les conditions bancaires. À la remise des clés, photographiez le véhicule et faites expliquer chauffage, gaz, eau, électricité et vidange.

Sur la route, gardez les feux allumés en permanence. Les limitations générales sont de 90 km/h sur routes revêtues hors agglomération et de 80 km/h sur routes non pavées, sauf signalisation contraire ; adaptez toujours votre vitesse aux conditions. Le hors-piste est interdit. Consultez quotidiennement les informations officielles sur la météo et l’état des routes, notamment le vent. Une étape annulée coûte moins cher qu’un trajet maintenu dans de mauvaises conditions.